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Philippe Magown |
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Philippe Magown |
(...) La troisième année, je réalisais
enfin mon propre projet d'expérimentation! Les manipulations me
rendaient fou de joie. Savoir que ce que l'on fait présentement
n'est pas fait par aucun autre étudiant de son âge, c'est
épatant! J'ai toujours perçu un projet d'expérimentation
comme une image directe des capacités d'une personne car tout au
long de ses expériences, elle fait face à des problèmes divers
et doit user d'originalité et de logique pour les résoudre.
À force de travailler sur une expérience, j'en venais presque
à lui donner vie, à la considérer comme une personne
entière avec laquelle je devais interagir afin d'obtenir ce
que je voulais. J'ai beaucoup plus appris avec mes expériences
qu'avec tout autre projet de vulgarisation : lors d'expérimentations,
non seulement devais-je me documenter comme pour une vulgarisation, mais
en plus, il fallait appliquer la théorie et jouer avec elle tout
au long du projet. En expérimentation, on croirait que les problèmes
se bousculent pour nous sauter aux yeux alors qu'en vulgarisation, j'ai
toujours trouvé mes projets plus froids, moins personnels, même
si j'avais autant travaillé.
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© 2002, Conseil de développement du loisir scientifique
(CDLS). Ce document est distribué par le Conseil de
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Les opinions exprimées
dans ce texte sont celles des auteurs et ne reflètent
pas nécessairement le point de vue de Merck Frosst ou de
ses employés. |
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