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Mathieu Brousseau


L'Expo-sciences n'est pas que pour les «génies»… j'en suis la preuve. Ce n'est pas non plus s'enfermer dans un laboratoire de recherche à chercher quoi chercher… On n'a pas toujours besoin non plus de produits ou d'appareillage compliqués. Cette année, j'ai réalisé 75 % de mes tests à la maison, dans mon sous-sol.

Il importe avant tout d'ouvrir son esprit aux problématiques qui existent dans notre société pour bien cerner son sujet. Des problèmes à résoudre, il y en a partout : en informatique, en biologie, en biotechnologie, en écologie, en mathématiques, en physique, en chimie, en aéronautique… Ensuite, il faut replonger dans les livres. Dans bien des cas, il faut apprendre à chercher de l'aide pour en savoir davantage sur son sujet et, dans certains cas, trouver une ou des personnes capables de parrainer son projet. Cette étape nous apprend la détermination et l'autonomie. Suivant un protocole que l'on a soi-même élaboré, on doit tenter d'atteindre ses objectifs de départ. Cela demande beaucoup de persévérance. En effet, dès qu'on applique la théorie à un travail scientifique concret, on dirait que les problèmes surgissent l'un après l'autre : il faut user d'originalité et de logique pour les résoudre.

Une fois les résultats obtenus, l'esprit de synthèse nous aide à rédiger un rapport de cinq pages résumant le projet.

Enfin, on doit communiquer son projet de façon simple et concise durant une fin de semaine - ou plus lorsqu'on gagne à la régionale. Si c'est le cas, on se rend à la pancanadienne : on doit alors transmettre le fruit de ses recherches en 30 minutes, à cinq juges différents. Pendant cet exposé, il faut bien écouter les questions, mais aussi surmonter son stress.

Depuis mon premier projet présenté en secondaire II, il y a trois ans, j'ai développé des contacts avec des chercheurs mais aussi avec des gestionnaires d'entreprises en milieu scientifique. J'ai appris à cerner davantage mes priorités pour mieux gérer mon temps. Mais la plus belle chose a été de découvrir chez moi des aptitudes pour la physico-chimie et de voir que j'étais vraiment passionné pour les sciences.

Puisque «c'est en forgeant que l'on devient forgeron», je souhaite au plus grand nombre d'entre vous de vous offrir cette expérience stimulante. Après tout, c'est nous, les jeunes, qui sommes l'avenir!






© 2002, Conseil de développement du loisir scientifique (CDLS). Ce document est distribué par le Conseil de développement du loisir scientifique.
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