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Vachement lait
> Renseignements divers
> But
> Hypothèse
> Protocole, partie A : Pasteurisation
> Partie B : Ensemencement des milieux de culture
> Résultats
> Interprétation
> Conclusion
> Quelques informations générales sur le lait


Renseignements divers
Projet :
Vachement lait
Réalisé par :
Isabelle Côté et
Isabelle Raiche
Type de projet :
Expérimentation
Catégorie :
Sciences appliquées
et technologie
Classe :
Senior 1
Âge des participants :
16 ans
École :
Le Mistral
Professeur :
Johanne Belzile

Projet présenté à l'Expo-sciences finale régionale de l'Est du Québec 1998

Sélectionné pour la Super Expo-sciences Bell, finale québécoise 1998 (Montréal)



But

Comparer qualitativement les différentes quantités de bactéries contenues dans des laits qui sont pasteurisés versus des laits qui ne le sont pas. Répéter l'expérience avec des échantillons de lait de vache, de brebis, de chèvre, ainsi qu'avec du lait maternel. Finalement, comparer ces laits entre eux.



Hypothèse

Il y aura probablement plus de bactéries dans les échantillons non pasteurisés que dans les échantillons pasteurisés.



Protocole, partie A : Pasteurisation
Matériel :
Thermomètre
Presto (stérilisateur)
Bécher
Échantillons de lait de chèvre, de vache, de brebis et de lait maternel
Chronomètre
Éprouvettes à bouchons vissables
Bain-marie
Crayon pour identifier les éprouvettes
Eau du robinet
Support à thermomètre
Pinces à éprouvettes
Bassin d'eau glacée
Support universel



Manipulations

Stériliser les éprouvettes à 121°C, 15 lbs de pression pendant 15 minutes dans le presto en dévissant légèrement les bouchons des éprouvettes pour éviter qu'elles n'éclatent sous la pression.

Identifier les éprouvettes et placer 10 ml de chaque lait dans l'éprouvette correspondante.

Immerger les éprouvettes dans un bain-marie (préparé à l'aide du bassin de métal, du bécher et de l'eau) maintenu à 64°C pendant 34 minutes 30 secondes.

Refroidir rapidement en plongeant les éprouvettes dans le bassin d'eau glacée.



Partie B : Ensemencement des milieux
de culture
Matériel :
Agitateur magnétique
Contenants de plastique
Poudre de milieux de culture
en sachets : un violet-red bile agar,
un plate count agar
Brûleur
Eau distillée
Presto (stérilisateur)
Bain-marie
Eau du robinet
Balance
2 erlenmeyers à bouchons vissés
Spatule
Thermomètres Support universel
Support à thermomètre
Pipettes stériles
Plats de pétri stériles
Éthanol 70 %
Incubateur
Plaque chauffante
Poignée isolante



Manipulations

Préparer les deux milieux de culture dans leur erlenmeyer respectif en suivant la recette inscrite sur les sachets :
- peser les quantités de poudre requises;
- les dissoudre dans l'eau distillée.

Placer les erlenmeyers bouchés mais légèrement dévissés (pour éviter une accumulation de pression dans l'erlenmeyer) dans le presto.

Stériliser les milieux pendant 15 minutes à 121°C à 15 lbs de pression.

Immerger les solutions dans un bain-marie maintenu à 49°C (préparé à l'aide d'un bassin, de la plaque chauffante, du thermomètre, du support à thermomètre et du support universel).

Laisser refroidir les milieux jusqu'à ce que la température de l'eau se stabilise et que l'on puisse supporter le contact de l'erlenmeyer sur une joue ou une main.

Désinfecter le plan de travail à l'éthanol 70 %.

Identifier les plats de pétri.

Pipetter 0,2 ml de lait dans les plats de pétri stériles correspondants à l'aide d'une pipette stérile *.

Couler environ 20 ml de milieux de culture dans les plats de pétri*.

Mélanger délicatement les composantes en faisant attention de garder le couvercle fermé.

Laisser figer.

Faire incuber les plats de pétri inversés pendant 48 heures à 32°C dans l'incubateur.

Observer à l'aide d'une loupe ou à l'œil nu.

* Durant ces manipulations, il est important de ne pas trop ouvrir les plats de pétri, de ne pas parler et de passer les instruments utilisés dans la flamme du brûleur pour éviter toute contamination. Il faut toujours travailler en « zone stérile ».



Résultats

Après 48 heures, aucune bactérie ne s'est développée dans les différents laits ayant été pasteurisés. Cependant, en ce qui concerne les laits non pasteurisés, on note la présence de nombreux coliformes dans le lait de vache (milieux de culture violet-red bile agar) et d'une très grande quantité de bactéries de différentes espèces (milieu de culture plate count agar). À notre grande surprise, le lait maternel développe moins de bactéries que les autres. Le lait de vache, quant à lui, semble être habité par un groupe presque innombrable de bactéries de différentes sortes dans chaque milieu. On ne note aucune bactérie coliforme pour les laits de chèvre, de brebis et de femme; seulement un petit nombre se manifeste dans le milieu plate count agar, permettant ainsi d'identifier la présence de bactéries de différentes espèces.



Interprétation

Le lait de vache contient plus de bactéries que les autres et le lait maternel en contient moins. La pasteurisation détruit parfaitement toutes les bactéries.



Conclusion

Il est très important de pasteuriser le lait avant de le consommer pour ne pas se retrouver avec des problèmes de santé. Les laits de brebis et de chèvre contiennent moins de bactéries que le lait de vache peut-être à cause de la façon dont ces animaux vont à la selle : on sait que les selles de chèvre et de brebis sont plus sèches comparativement aux excréments de vache qui sont beaucoup plus liquides, favorisant ainsi la contamination. Il aurait été agréable de pouvoir identifier les bactéries; malheureusement, le matériel pertinent nous manquait.



Quelques informations générales sur le lait

Proportions (en %) des principales composantes du lait selon les espèces
(rapport poids/volume)
  Eau Extraits secs      
    Protéines Graisses Sucres Sels minéraux Total
Femme 88.1 1.3 3.6 6.8 0.2 11.9
Vache 87.3 3.4 3.8 4.7 0.8 12.7
Brebis 83.4 5.4 0.2 0.2 0.8 16.6
Chèvre 87.3 3.6 4.1 4.2 0.8 12.7


L'eau
L'eau que l'on trouve dans le lait provient du sang et est contrôlée par la quantité de lactose sécrété par les cellules sécrétrices de la glande mammaire.


Les sucres
Le principal sucre contenu dans le lait est le lactose; il est synthétisé par les cellules mammaires à partir du glucose et du galactose. Ces deux composantes sont en faible quantité dans le lait. Le lactose est une solution dans le lait. Même si c'est un sucre, il n'a pas une saveur douce. Ce sucre ne varie pas beaucoup d'un lait à l'autre puisqu'il ne se modifie pas avec les changements d'alimentation ou de race. Plusieurs humains ont une intolérance au lactose en raison de leur incapacité à le digérer. En effet, ces gens ne possèdent pas l'enzyme lactase qui permet la digestion de ce glucide. Heureusement, il existe des yogourts et des fromages pour ces personnes. Ces produits ne contiennent pas de lactose, celui-ci ayant été fermenté durant leur fabrication.


Les graisses
La concentration du lait en matières grasses varie beaucoup selon la race et l'alimentation de la vache. Le gras dans le lait est sous forme de triglycérides (en émulsion dans le lait). La couleur du lait est due aux matières grasses dans lesquelles sont dissoutes la carotène et la xantrophylle. Les particules sont entourées d'une couche protectrice de phospholipide. Elles ont une charge électrique négative, ce qui contribue à les garder éloignées les unes des autres.

Les protéines
La concentration de protéines dans le lait varie avec le pourcentage de gras : plus il y a de matières grasses, plus il y a de protéines. L'albumine et la globuline composent à elles deux 20 % des protéines du lait. La matière azotée la plus importante dans le lait est la caséine (80 %). La caillage du lait est dû à une augmentation du pH du lait qui passe la barre du 4,6 point isoélectrique de la caséine. Les micelles de caséine forment un gel.

Vitamines et minéraux
Le lait est une excellente source de minéraux pour la croissance du jeune; il favorise la santé des os de l'adulte. La digestibilité du calcium et du phosphore est exceptionnellement élevé dans le lait, en partie à cause de sa combinaison avec la caséine. Quant au fer, il est en quantité insuffisante pour couvrir les besoins du jeune, mais sa faible concentration empêche la croissance bactérienne.


Le lait est une substance complexe et un aliment presque complet qui contient plus de 100 substances en émulsion, en suspension ou en solution vraie dans l'eau. La composition du lait varie selon les espèces, la saison, le stade de lactation et de nombreux autres facteurs.






© 2002, Conseil de développement du loisir scientifique (CDLS). Ce document est distribué par le Conseil de développement du loisir scientifique.
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Les opinions exprimées dans ce texte sont celles des auteurs et ne reflètent
pas nécessairement le point de vue de Merck Frosst ou de ses employés.