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Un blé bien emmitouflé !
> Renseignements divers
> Introduction
> Le blé... résistant au froid?
> Résistance physique du blé
> La résistance au froid notée sur les gènes
> Le problème du blé d'hiver
> Pour plus de résistance...
> En résumé


Renseignements divers
Projet :
Un blé bien emmitouflé !
Réalisé par :
Julie Désalliers
Type de projet :
Expérimentation
Catégorie :
Sciences de la vie
Classe :
Junior
Âge du participant :
14 ans
École :
Polyvalente Sainte-Thérèse
Professeur :
Thomas Butler

Projet présenté à l'Expo-sciences Bell, finale régionale de la Rive-Nord 1998

Sélectionné pour la Super Expo-sciences Bell, finale québécoise 1998 (Montréal)

Sélectionné pour l'Expo-sciences pancanadienne de Timmins 1998



Introduction

Depuis toujours, les humains ont imaginé des tonnes de théories sur l'hérédité et la génétique. Par exemple, Pythagore (580 av. J.-C.) croyait que le sperme éjaculé dans le vagin se coagulait pour former l'embryon. Plus tard, Lamark et Darwin (1799 environ) imposèrent leur théorie sur la loi de l'hérédité et la sélection naturelle. Mais ce n'est qu'à partir de Mendel et sa théorie chromosomique de l'hérédité que s'effectuèrent les pas décisifs dans les connaissances de l'évolution biologique. Depuis, nous savons que notre bagage génétique est situé dans nos gènes (1), que ceux-ci sont constitués d'ADN, et que cet ADN, découvert par Watson et Crick (1953) a une structure en double hélice.

Les plantes aussi ont des gènes. Certaines variétés de blé ont même des gènes de résistance au froid, un facteur très important au Canada à cause de nos grands froids. (La température moyenne au centre du Canada est environ de 10°C. On peut aussi avoir des températures allant de 26°C à malheureusement -26°C! La culture devient donc impossible à de telles températures, sauf si les plantes y résistent).



Le blé... résistant au froid?

La résistance du blé au froid est très importante car, au Canada, on cultive cette céréale sur plus de 12 millions d'hectares (1 hectare : 100 m par 100 m). Les producteurs agricoles peuvent compter sur plusieurs sortes de blé, notamment un blé de printemps (le Tricicum astivum Glenlea) et un blé d'hiver (le Tricicum astivum Frederick), lequel a une meilleure résistance au froid?

Mais comment observer cette différence de résistance entre un blé d'hiver (Frederick) et un blé de printemps (Glenlea)?



Résistance physique du blé

Pour le savoir, j'ai fait quelques expériences. J'ai d'abord laissé germer - pendant 10 jours à 25 degrés Celsius - six plantes de blé d'hiver et six de printemps. Je les ai ensuite mises quatre semaines à 4°C. Puis, j'ai sorti trois plantes de chaque sorte, je les ai coupées à 13 cm et j'ai observé leur croissance pendant 12 jours. J'ai finalement fait un graphique de la croissance du blé d'hiver et de printemps.

Mes observations montrent que le blé d'hiver a résisté à son séjour de quatre semaines à 4°C car il a repoussé jusqu'à sa taille initiale en seulement 12 jours. Par contre, le blé de printemps a moins bien résisté car il n'a pas repoussé beaucoup, seulement quelques brins.

J'ai aussi fait une seconde expérience : j'ai mis les trois autres plantes de blé d'hiver et de printemps au congélateur, à -10°C, pour une semaine. J'ai ensuite observé que le blé d'hiver avait résisté au froid toute la semaine alors que celui de printemps a jauni (signe de non-résistance).



La résistance au froid notée sur les gènes

La différence génétique entre un blé d'hiver et un blé de printemps peut être aussi observée autrement qu'à l'œil nu, grâce entre autres à une technique sophistiquée : la synthèse de protéines. À cet effet, une expérience très complexe m'a permis de « voir », sur papier, que les gènes de résistance au froid étaient effectivement activés lorsqu'on exposait la variété de blé d'hiver (Frederick) à de basses températures.



Le problème du blé d'hiver

Comme vous vous en êtes rendu compte, le blé d'hiver est plus résistant. Malheureusement, il n'est pas semé par les agriculteurs à cause de son taux de germination très bas. Puisqu'il y a seulement une petite partie des graines semées qui germent, les agriculteurs sèment davantage du blé de printemps. C'est pourquoi, dans certains laboratoires, on essaie de rendre le blé de printemps plus résistant au froid.



Pour plus de résistance...

Il y a plusieurs méthodes pour rendre le blé plus résistant. La première - celle du croisement - consiste à croiser une cellule femelle d'une plante avec une cellule mâle d'une autre plante. Cette méthode donne parfois de bons résultats, mais elle est assez longue.

Récemment, une méthode nouvelle, très expérimentée et très utile, a été mise au jour : le clonage. Cela consiste à reproduire les gènes d'une plante pour former une copie contenant le même bagage génétique. On pourrait parvenir ainsi à cloner les gènes de résistance au froid du blé d'hiver, pour les transférer, ultimement, dans les cellules d'un blé de printemps!



En résumé

On a vu que le blé est une plante importante au Canada, et qu'il existe, notamment, deux variétés : le blé d'hiver et le blé de printemps. Après avoir fait des expériences à la Polyvalente Ste-Thérèse et au laboratoire de l'UQAM, je me suis aperçue que le blé d'hiver était effectivement plus résistant au froid. Malheureusement, son taux de germination est trop bas pour qu'on le sème. Si on pouvait cloner ses gènes de résistance au froid et les transférer dans du blé de printemps, cela s'avérerait très utile. Le Québec possède des kilomètres carrés de très bonnes terres fertiles, mais non cultivables à cause des températures trop basses. Imaginez comment la production de blé augmenterait au Québec et au Canada, si notre blé de printemps devenait résistant au froid!



(1)Qu'est-ce qu'un gène? Un gène est comme un livre, on doit le décoder. Il est formé d'une suite de « lettres » (ACGT) appelées nucléotides et qui forment l'ADN (acide désoxyribonucléique). Lorsque celui-ci est lu, des protéines sont formées et c'est ce qui constitue nos caractéristiques.

C'est l'ARN (acide ribonucléique) qui se charge de décoder l'ADN en trois étapes. Premièrement, l'ARN messager transporte l'information de l'ADN en exploitant un code génétique à trois lettres (comme des mots). Deuxièmement, l'ARN de transfert décode l'ARN messager et va porter les informations à l'extérieur du noyau de la cellule. Troisièmement, l'ARN ribosomique fait la synthèse des protéines. La synthèse de protéines comprend deux étapes : la transcription et la traduction. La transcription est ce qui vent d'être expliqué. La traduction consiste à traduire les « mots » (formés des nucléotides, ACGT) en protéines grâce aux ribosomes.






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Les opinions exprimées dans ce texte sont celles des auteurs et ne reflètent
pas nécessairement le point de vue de Merck Frosst ou de ses employés.