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Sophie Roy, 1977 |
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Marc Ouellet, 1980 |
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Sabrina R. Perri, 1991 à 1996 |
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David Laflamme, 1996 à 2000 |
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Frédérick Moreau, 1997 à 2000 |
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Francis Boulva, 1997 à 2001 |
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Alexis Lussier-Desbiens, 1997 à 2001 |
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Romina Perri, 1998 à 2001 |
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Alexandra Sorocéanu, 1998 à 2001 |
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Marie-Claude Bilodeau et Sébastien B.Bergeron, 1999 et 2000 |
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Cédric Houdayer, 1999 et 2000 |
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Sabrina R. Perri, Expo-sciences de 1991 à 1996 |
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Les renseignements qui suivent proviennent du
document «Portraits de lauréats» du Conseil de développement
du loisir scientifique, grâce au soutien financier du ministère
de la Recherche, de la Science et de la Technologie du Québec.
Sabrina Perri est bien placée pour parler
de réussite, elle qui a été nommée La personnalité
de la semaine du 30 avril 1995 par le journal La Presse. Au cours
de sa jeune existence (elle n'a que 21 ans), Sabrina a remporté
une panoplie de prix et d'honneurs. Mais, elle a travaillé très
fort pour les obtenir.
«Dès l'école secondaire, je voyais le côté
positif des choses et j'étais capable de me motiver moi-même.
J'ai même participé à deux Expo-sciences régionales
avant de réussir à me classer pour la Super. J'ai tout simplement
persisté.»
La route des honneurs
En 1991, Sabrina, en 1re secondaire à l'école
Villa-Maria, participe à sa première Expo-sciences en présentant
un projet d'expérimentation. «Ma consur et moi avons
cherché à découvrir le fruit et le légume
qui contenaient le plus d'eau : le melon et le concombre.»
L'année suivante, elle s'inscrit avec un projet solo. Elle fabrique
de l'alcool à partir de déchets organiques.
Après l'Expo-sciences régionale, elle soumet son projet
à la fondation Thomas Edison et Max McGraw à
Chicago. Chaque année, cette fondation examine des projets provenant
de différents pays et choisit les dix plus innovateurs. Sabrina
est sélectionnée dans la catégorie
junior. C'était la première fois qu'une finaliste provenait
du Canada. «J'ai reçu mon prix, un chèque de 1 000
dollars, lors d'un gala organisé par l'Ordre des ingénieurs
américains regroupant plus de 1 000 professionnels.»
Avec son troisième projet, dans lequel elle compare les différentes
méthodes de pensée des hommes et des femmes, Sabrina est
sélectionnée pour représenter la région de
Montréal à la Super Expo-sciences Bell, à Saint-Jérôme.
En 1994, elle présente le Biolumiscan, une méthode rapide
de détection de la contamination de l'eau et de l'efficacité
des antibiotiques chez l'humain. «Je voulais développer ma
propre méthode sans copier celle des autres. Au début, je
ne comprenais presque rien. J'ai alors pris un livre, le plus simple possible,
et je l'ai lu. Par la suite, j'ai trouvé un autre livre un peu
plus compliqué et j'ai fonctionné comme ça jusqu'à
ce que je comprenne bien mon sujet. J'ai travaillé les soirs et
les fins de semaines sans oublier les vacances d'été. Tout
est possible quand tu veux mettre du temps.»
Avec ce projet d'innovation, Sabrina saute de plein pied d'un succès
à l'autre : premier prix Bell à la Super Expo-sciences Bell,
finale québécoise dotée d'une bourse de 1 000 $; le
prix Irma-LeVasseur pour le meilleur projet féminin accompagné
d'une bourse d'études de 1 000 $; une participation à l'Expo-sciences
pancanadienne à Guelph en Ontario. Au palier canadien, elle reçoit
une mention d'honneur.
«La présentation d'une recherche au public, c'est la conclusion
idéale d'un projet. C'est important d'expliquer simplement aux
gens ce que l'on a trouvé et c'est ce que les Expo-sciences nous
permettent.»
MicroBiolumiscan
L'année suivante, elle récidive avec le MicroBiolumiscan.
Elle conçoit un appareil pour accompagner sa méthode. «C'est
un instrument environnemental et médical. Il est portatif, réutilisable
et précis. Il utilise comme sonde des bactéries génétiquement
mutées qui existent dans les laboratoires de l'Université
McGill. L'appareil détecte les bio-polluants et nous avise lorsque
le niveau de toxicité est dangereux pour les cellules vivantes.
Il peut aussi vérifier l'efficacité d'un antibiotique avant
qu'il soit prescrit à un patient et déterminer la croissance
des bactéries.»
Elle rafle la première position à sa régionale. Au
palier provincial, elle reçoit pour une deuxième année
consécutive le prix Irma-LeVasseur et le prix Bell remis au meilleur
projet de la rencontre. Elle est aussi sélectionnée pour
faire partie des délégations québécoises qui
se rendront à l'Expo-sciences internationale au Koweït et
à l'Expo-sciences pancanadienne à Whitehorse au Yukon. «Au
Koweït, Julie Payette s'est jointe à notre délégation.
C'est une personne très sociale et bien gentille.»
Au Yukon, elle remporte une médaille de bronze ainsi que le prix
Manning pour le projet le plus innovateur. Elle est choisie
pour être membre d'Équipe Canada 96 qui représentera
le pays à l'International Science & Engineering Fair
à Tucson en Arizona au printemps 1996.
À cette rencontre internationale où plus de 1 000 projets
provenant d'une quarantaine de pays sont présentés, Sabrina
remporte le premier prix dans la catégorie génie, doté
d'une bourse de 5 000 dollars, ainsi que le Intel Fellowship Award de 2
000 dollars, remis au projet le plus innovateur. «J'étais
tellement contente et fière que j'en pleurais. Ces merveilleux
prix me confirmaient que lorsque tu travailles fort, tu es récompensé
au-delà de tes espérances.» Le premier ministre du
Canada lui a même envoyé une lettre de félicitations.
Les affaires
Étudiante au Collège Marianopolis en sciences de
la santé, Sabrina continue de travailler sur son MicroBiolumiscan.
À l'été 1996, elle est acceptée au programme
d'été Shad Valley en Nouvelle-Écosse. Elle revient
de son séjour là-bas avec des idées pour breveter
et commercialiser son projet. «C'est un processus très long
et très coûteux. Malheureusement, les gouvernements n'ont
pas de programme pour aider les jeunes dans la fabrication d'un prototype.
Tout ce qui existe s'adresse seulement à des universitaires : ce
n'est pas tellement juste pour la relève!»
Sabrina désire commercialiser son idée. Elle veut faire
partie du processus et participer au développement de son projet,
pas juste le vendre. Elle visite des expositions commerciales et crée
des contacts avec des représentants de firmes du Canada et de l'étranger
qui travaillent dans le secteur des biotechnologies. Il y a des pourparlers
avec une compagnie d'Angleterre qui veut faire une étude de marché.
«Mais c'est très long! Cela fait déjà un an
que nous sommes en contact et il n'y a pas grand-chose qui a bougé.»
En 1997, elle participe au concours YTV Achievement Awards.
Elle soumet son projet du MicroBiolumiscan - le résultat de trois
années de travail. Elle gagne dans la catégorie Innovation,
Science et Technologie. C'est l'astronaute Roberta Bondar qui lui remet
son prix.
À l'automne 1998, Sabrina entreprend son baccalauréat à
l'Université McGill au département de microbiologie et d'immunologie.
«À McGill, il n'y a pas un programme d'études bien
établi en conjonction avec l'industrie pharmaceutique et je désirais
vivre une expérience de recherche dans un laboratoire pharmaceutique
pour mieux orienter ma carrière.» Plutôt débrouillarde,
elle frappe à la porte de la compagnie Merck Frosst. «Cette
compagnie aide beaucoup les Expo-sciences et je leur ai demandé
la permission de faire un stage estival chez eux. Ils ont accepté.»
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Sabrina R. Perri |
Sabrina passe l'été 1999 dans les laboratoires
du Centre de recherche thérapeutique Merck Frosst à travailler
en pharmacologie. Deux heures de transport le matin et autant le soir
lui sont nécessaires pour se rendre là-bas et mettre au point
différents modèles de dégénération
neurologique. «J'ai trouvé plus facile de travailler avec
des bactéries qu'avec des animaux.»
Ce stage lui permet aussi de réaliser que le travail d'un chercheur
est passablement solitaire. «J'ai le caractère pour me motiver
et la persévérance pour atteindre mon but, mais j'aime être
avec des gens.» À ce moment-ci, elle ne sait pas encore quelle
carrière elle va poursuivre. Celle de médecin auprès
d'enfants cancéreux l'intrigue, tout comme l'entreprenariat.
Les conseils de Sabrina aux jeunes : «Croyez en vous quand vous
faites quelque chose. Il n'y a pas de barrières, sauf celles que
l'on se met. Tout est possible. Si vous avez un rêve, essayez de
l'atteindre.»
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© 2002, Conseil de développement du loisir scientifique
(CDLS). Ce document est distribué par le Conseil de
développement du loisir scientifique.
Visitez le www.cdls.qc.ca
pour obtenir de plus amples renseignements. |
Les opinions exprimées
dans ce texte sont celles des auteurs et ne reflètent
pas nécessairement le point de vue de Merck Frosst ou de
ses employés. |
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