 |
 |
 |
 |
 |
 |
 |
 |
| > |
Sophie Roy, 1977 |
| > |
Marc Ouellet, 1980 |
| > |
Sabrina R. Perri, 1991 à 1996 |
| > |
David Laflamme, 1996 à 2000 |
| > |
Frédérick Moreau, 1997 à 2000 |
| > |
Francis Boulva, 1997 à 2001 |
| > |
Alexis Lussier-Desbiens, 1997 à 2001 |
| > |
Romina Perri, 1998 à 2001 |
| > |
Alexandra Sorocéanu, 1998 à 2001 |
| > |
Marie-Claude Bilodeau et Sébastien B.Bergeron, 1999 et 2000 |
| > |
Cédric Houdayer, 1999 et 2000 |
|
 |
|
 |
 |
 |
|
 |
 |
Marc Ouellet, Expo-sciences de 1980 |
|
Les renseignements qui suivent proviennent du
document «Portraits de lauréats» du Conseil de développement
du loisir scientifique, grâce au soutien financier du ministère
de la Recherche, de la Science et de la Technologie du Québec.
 |
Marc Ouellet, Expo-sciences de 1980 |
Lorsque Marc Ouellet était jeune, il rêvait
de devenir un cinéaste de la faune; il voulait être en plein
air. Le seul travail qu'il trouvait assez stimulant pour envisager de
demeurer à l'intérieur était la recherche en laboratoire.
Ce biochimiste, maintenant âgé de 39 ans, travaille pour
la compagnie Merck Frosst depuis la fin de ses études en 1992.
Il occupe le poste de biologiste de recherche. C'est un gars passionné
par ses recherches et il aime expliquer ce qu'il fait.
Son travail est sensiblement le même depuis son entrée au
Centre de recherche thérapeutique Merck Frosst à Kirkland.
Il étudie l'enzymologie des cyclooxygénases. «Ce sont
des enzymes qui effectuent la première réaction menant à
la formation d'une famille de molécules, les prostaglandines, impliquées
dans une multitude de choses dont l'inflammation et la protection de la
muqueuse gastrique.»
Dans son travail, Marc est aussi appelé à tester de nouveaux
produits. Les types varient en fonction des programmes. Il y a de cela quatre ans, la compagnie a
mis sur le marché canadien un produit
anti-inflammatoire sur lequel il a travaillé. «Je suis très
heureux d'avoir contribué à la qualité de ce produit»,
affirme-t-il fièrement.
Selon Marc, le Centre de recherche thérapeutique Merck Frosst «est
l'endroit idéal pour les chercheurs». Il est ravi de pouvoir
faire ses expériences dans un laboratoire à la fine pointe
de la technologie et comme il dit si simplement : «Jouer avec ses
tubes!»
Il conseille aux jeunes d'être patients. «Les cours à
l'école ne sont peut-être pas passionnants, mais si vous
avez la chance de travailler sur un projet d'expérimentation dans
le cadre d'une Expo-sciences, vous verrez à quel point la science
peut être excitante et intéressante. «Marc est conscient
que le métier de professeur n'est pas un emploi facile. Il leur
demande toutefois de prendre le temps de cultiver les intérêts
des jeunes.» Regardez ceux qui uvrent bénévolement
dans les clubs-sciences ou qui supervisent des activités connexes,
ils ont beaucoup de succès parce que les participants sont vraiment
intéressés à ce qui se passe.»
L'ouverture d'esprit
Marc a découvert le club-sciences de la polyvalente de Pointe-aux-Trembles
à l'âge de 16 ans. Il s'y est inscrit rapidement. Avec trois
de ses copains, ils ont préparé un projet qu'ils ont présenté
à l'Expo-sciences régionale de Montréal au printemps
1980. À cette époque, il était permis à quatre
participants de former une équipe pour présenter un projet
à une Expo-sciences.
Les quatre adolescents vulgarisaient le fonctionnement de la centrale
nucléaire de Gentilly. «Nous avions eu la chance de visiter
la centrale et de voir de près le réacteur qui n'était
pas en fonction.» «Dans le cadre d'une tournée de promotion,
la centrale nucléaire avait un kiosque hors-concours. Des employés
expliquaient aux gens les principes de l'énergie nucléaire.»
Eh bien! se rappelle Marc, les visiteurs nous disaient qu'ils comprenaient
mieux nos explications que celles des gens de Gentilly. C'était
très flatteur».
Apprendre l'anglais
Marc a terminé ses études collégiales en sciences
universelles au Cégep de Maisonneuve en 1984. Par la suite, il
s'est inscrit au programme Katimavik, mais il a dû attendre quelques
mois avant de commencer ce stage. Ne voulant pas perdre son temps, il
a étudié une session à l'Université du Québec
à Montréal en biologie.
Curieusement, son premier stage avec Katimavik l'a conduit à Gentilly.
Là-bas, il a participé à la rénovation de
la sacristie de l'église. Trois mois plus tard, il s'est retrouvé
à Sussex au Nouveau-Brunswick où lui et ses amis ont fait
l'entretien des parcs et des édifices de la ville. Sa dernière
rotation l'a conduit à Sudbury, en Ontario. Il était au
kiosque des sciences atmosphériques de Science Nord et expliquait
aux visiteurs l'utilisation de différents appareils de météorologie.
Il est revenu enchanté de son séjour avec Katimavik et a
décidé de poursuivre ses études en sciences à
l'Université Mount Allison, à Sackville au Nouveau-Brunswick.
«Je cherchais une petite université anglophone pour apprendre
l'anglais, car c'est sans contredit la langue des sciences.»
Il a remplacé un cours de biochimie par un projet de recherche
grâce auquel il s'est mérité une distinction.
Ses yeux pétillent lorsqu'il explique son projet. «Une étude
avait montré que le contrôle de certains enzymes se faisait
par leur distribution dans la cellule. Cette distribution, qui se fait
en solution ou dans la membrane, pouvait changer si un animal était
actif ou au repos. Mon projet consistait donc à mesurer l'activité
de cinq enzymes à l'état membranaire ou en solution chez
une tortue qui était en situation de plongée pendant une
semaine (modèle au repos) et chez une truite que je pourchassais
avec un bâton pendant deux minutes (modèle actif). Mes résultats
ne concordaient pas avec la première étude; je n'ai trouvé
aucune corrélation entre la distribution des enzymes et l'activité
d'un animal.»
 |
| Marc Ouellet |
Un baccalauréat en sciences donne accès
à un domaine très vaste qui se fractionne en plusieurs disciplines,
dont la biologie. Cette dernière offre la possibilité de
travailler dans l'enseignement, dans la recherche universitaire ainsi
que dans le contrôle de la qualité soit pour l'alimentation,
le domaine pharmaceutique ou l'esthétique. Le projet de Marc lui
a donné le goût de faire une maîtrise. «J'ai
choisi une maîtrise à l'Université McGill en sciences,
avec une spécialisation en neurologie, car la personne avec qui
je voulais travailler, un chercheur très enthousiaste, enseignait
à ce département.»
Durant sa maîtrise, il a travaillé sur un processus de régulation
important dans le corps humain, la phosphorylation des protéines.
Après avoir obtenu ses premiers résultats, Marc a constaté
qu'ils ne concordaient pas avec les recherches d'un autre chercheur. Il
ne cache pas qu'il est un peu euphorisant de faire une telle découverte,
dès la maîtrise, et que c'est bien la preuve que la science
fait place à la création et à l'évolution
des théories.
Juge aux Expo-sciences
Même s'il n'a participé qu'à une Expo-sciences
et qu'il ne s'est pas classé, Marc garde de très bons souvenirs
de son expérience. «Une Expo-sciences, ça nourrit
la débrouillardise et la curiosité naturelle. J'ai apprécié
le contact et les discussions avec les gens et les autres exposants. C'est
une expérience très riche.» Il y a développé
deux qualités très importantes en recherche : celle de travailler
en équipe et celle d'avoir l'esprit ouvert «surtout
face aux juges» conclut-il.
Il a jugé une cinquantaine de projets d'Expo-sciences depuis le
début de son engagement en 1992. «La première fois,
j'ai accepté par curiosité. Maintenant, j'y retourne année
après année pour voir à quel point les jeunes vont
me surprendre. Avec certains exposants, j'ai même discuté
de brevet et de la possibilité de publier dans des journaux scientifiques.
À la Super Expo-sciences Bell, tu n'as pas de mauvais projet, tu
as des projets super!»
La meilleure amélioration que ce passionné de recherche
a vue dans les Expo-sciences? La période de jugement se fait maintenant
sans la présence du public. «J'aimerais dire aux participants
que les juges sont aussi nerveux qu'eux, mais qu'après une trentaine
de secondes, la nervosité tombe. Moi, en tant que juge, je préfère
une discussion informelle à une présentation trop bien préparée
où il n'y a pas de place pour les questions et les échanges.»
Marc croit en la relève scientifique. Il a même entretenu
une correspondance avec un adolescent de 13 ans dans un projet de parrainage
organisé par la revue Les Débrouillards. «Je
répondais à ses questions sur la science en général
et sur la biologie en particulier. C'était très stimulant!»
|


© 2002, Conseil de développement du loisir scientifique
(CDLS). Ce document est distribué par le Conseil de
développement du loisir scientifique.
Visitez le www.cdls.qc.ca
pour obtenir de plus amples renseignements. |
Les opinions exprimées
dans ce texte sont celles des auteurs et ne reflètent
pas nécessairement le point de vue de Merck Frosst ou de
ses employés. |
|
|
|