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D'un prof à l'autre |
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Les renseignements qui suivent proviennent du document
«Expérimentez l'Expo-sciences» du Conseil de développement
du loisir scientifique, en collaboration avec Merck Frosst Canada Ltée
et le ministère de la Culture et des Communications du Québec.
Voici le témoignage de Raymond Vanasse, enseignant en chimie
à l'école secondaire Bernard-Gariépy. Il a récemment
pris sa retraite mais est demeuré très proche des Expo-sciences!
«Au début de mon enseignement, je mettais beaucoup d'efforts
dans la préparation de mon cours : je le voulais dynamique, avec
beaucoup d'applications concrètes, j'essayais de vulgariser les
concepts difficiles. Les étudiants semblaient avoir de l'intérêt
pour mon cours. Ce cours tenait parfois du spectacle; il n'y avait pas
beaucoup de questions, tout était simple, je posais les questions
et je donnais les réponses, je faisais tout le travail, je prenais
toute la place, l'étudiant ne posait pas de questions.
Quelle déception de constater, après une évaluation,
que les étudiants n'avaient pas assimilé les connaissances
de ce «super cours»!
Après cinq années d'enseignement, j'ai mis au point
une pédagogie favorisant la créativité de l'étudiant.
À l'aide de son enseignant, l'étudiant procède
de façon heuristique;
il utilise ses connaissances pour poursuivre sa démarche expérimentale
et approfondir son savoir. C'est la méthode du constructivisme
qui vient compléter la méthode scientifique. J'ai adopté
cette approche pédagogique dans le cadre d'un système
d'enseignement individualisé.
L'intégration d'une recherche à l'intérieur de mon cours, de septembre à janvier, fut la meilleure façon
d'intégrer ma nouvelle approche pédagogique. Ce fut aussi
l'occasion pour moi et pour mes étudiants de constater que le
travail accompli lors d'une recherche est celui qui est le plus intéressant,
le plus dynamique et qui donne les meilleurs résultats d'apprentissage.
À mon avis, lorsque c'est possible, les enseignants devraient
aider les étudiants à faire une recherche expérimentale
ou technologique. Cette recherche peut apporter de nouvelles connaissances
sur un problème, alors qu'une recherche documentaire ne peut
que faire le point, en présentant un résumé des connaissances
sur un problème.
Les bienfaits de l'expérimentation
Au cours d'une recherche expérimentale,
j'ai vu les efforts que peuvent fournir les étudiants pour maîtriser
toutes les variables. Souvent, ça ne fonctionne pas du premier
coup, alors ils répètent plusieurs fois l'expérience
jusqu'à ce que les résultats montrent une certaine régularité.
Les étudiants doivent faire l'effort d'analyser les résultats
et de conclure. La recherche expérimentale apporte beaucoup plus
à l'étudiant : elle lui permet, par sa créativité,
d'acquérir de nouvelles connaissances. C'est par cette démarche
conjointe de l'enseignant et de l'étudiant que j'ai réalisé
à quel point on peut transmettre la joie du travail scientifique.
Des différences... culturelles?
À l'Expo-sciences pancanadienne,
nous observons qu'il y a un gros pourcentage de jeunes anglophones
qui présentent des recherches expérimentales et technologiques,
ou informatiques, alors que les jeunes francophones présentent
plutôt des projets de vulgarisation scientifique. J'ai souvent
remarqué que la plupart de ces projets de vulgarisation peuvent
servir de base à une recherche expérimentale ou technologique.
Pour faire ce pas en avant, l'étudiant a besoin de l'aide de
son professeur pour le guider! Entre les divers types de projets,
l'écart est parfois bien mince!
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© 2002, Conseil de développement du loisir scientifique
(CDLS). Ce document est distribué par le Conseil de
développement du loisir scientifique.
Visitez le www.cdls.qc.ca
pour obtenir de plus amples renseignements. |
Les opinions exprimées
dans ce texte sont celles des auteurs et ne reflètent
pas nécessairement le point de vue de Merck Frosst ou de
ses employés.
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